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Le top 10 des erreurs du nouvel arrivant (au Manitoba ou ailleurs)

L'immigration ce n'est pas pour tout le monde. C L'objectif est commun, mais l'approche et le degré de préparation vont toujours varier d'une personne à une autre. Après plus de 2 ans de vie ici je me suis fait une petite idée sur les 10 plus grande causes d'échec ou de difficulté d'adaptation. Je vous les liste ci-dessous.

1- La maîtrise de l’anglais : C’est le frein numéro 1, même au Québec. J’ai croisé plusieurs personnes en VE qui me disent être conscientes de l’importance de la langue. Mais malheureusement 90% des candidats ne font pas d’efforts pour améliorer leur anglais. Si vous êtes faible ou moyen, profitez du temps d’attente de l’étape fédérale pour vous améliorer. Une fois ici il sera trop tard et votre employabilité sera fortement impactée. Sans anglais, l’accès au marché du travail vous sera restreint, vous devrez donc attendre 4 à 5 mois au minimum pour trouver un job décent. Ne sous-estimez pas ce volet, c’est un “quitte ou double”.

2- L’âge : je ne veux pas être alarmiste, mais plus vous êtes âgés plus vous aurez des difficultés à vous adapter. En règle générale, les +40 ans souffrent plus que les trentenaires. Les raisons sont simples et logiques. À 40 ans on a déjà atteint une certaine maturité personnelle et professionnelle. Il est beaucoup plus difficile d’accepter le fait que l’on doive repasser par la case départ. Si c’est votre cas faites un énorme travail sur vous-même avant de venir et gardez en tête vos objectifs (en général une meilleure vie pour vos enfants). Ce sera dur mais une fois lancée, la vie ici va très vite.

3- Un mauvais entourage : c’est un des classiques de l’immigration. Beaucoup de nouveaux arrivants font la bêtise de s’entourer de personnes négatives. Quelqu’un qui n’a pas réussi son projet d’immigration n’est -en général- pas un bon conseiller. Certains en ont même fait une spécialité. J’en ai vu qui allaient frapper aux portes des gens à l’abri Marguerite (nouvellement installés ou en VE) pour leur déverser leur lot de mélancolie. Dites-vous bien que chaque expérience est différente et que l’échec des autres ne signifie pas votre échec à vous. Évitez ces personnes-là, envoyez les ballader gentiment car votre avenir est entre vos mains, pas les leurs

4- La négativité : dans le même ordre d’idées que le point précédent mais cette fois-ci ça vient de la personne elle-même. Quelqu’un de négatif aura tout le mal du monde à démarrer sa vie ici. Quand on commence un projet en se disant que c’est difficile et que l’on ne pourra pas réussir, on part avec un handicap certain. Un “mood” positif est primordial dans cette aventure. Malgré les difficultés, garder le sourire et rester enthousiaste vous ouvrira toutes les portes. Ne négligez pas ce point, gardez-le bien en tête pour votre future installation.

5- La susceptibilité : on reste dans le même sujet. La susceptibilité est une tare très handicapante car une personne qui doute et qui remet tout ce qu’on lui dit en question aura toutes les peines du monde à avancer. Certes, il faut toujours vérifier ses infos, mais ne vous mettez pas dans la tête que tout le monde vous veut du mal. J’ai vu quelques personnes avec ce tempérament. Au lieu de tout régler en 4 semaines, ça leur a pris des mois. Dites-vous que la grande majorité des personnes qui vous donneront des conseils le feront pour votre bien pas pour vous casser.

6- La mauvaise organisation : une immigration ça se fait avec un plan, tout comme l’installation. Les étapes s’enchaînent de façon logique et il ne faut pas essayer d’inverser la machine ni d’aller plus vite que la musique. Encore une fois, j’ai vu des personnes s’emmêler les pinceaux et ça a fini par de gros retards, notamment pour ce qui est des différentes allocations. Si vous avez des doutes ou des besoins en infos, demandez comment faire sur le groupe ou, mieux, consultez une personne installée récemment pour éviter certaines erreurs.

7- L’insociabilité : certains réflexes ont la peau dure. Nous avons malheureusement acquis de mauvaises habitudes dans nos pays respectifs. Nous nous isolons et limitons au minimum le contact avec le monde qui nous entoure. Une fois au Canada ce comportement doit obligatoirement disparaître. Si vous n’allez pas vers les gens vous aurez beaucoup de mal à vous intégrer dans la société ou à trouver du travail. Ne restez pas cloîtré chez vous, sortez, parlez aux étrangers, allez frapper aux portes des entreprises. Un tel comportement paye ici, le contraire vous exclut de facto de la société.
Vous venez dans un nouveau pays ou personne ne connaît votre passé ni vos compétences. Vous ne verrez jamais quelqu’un taper à votre porte pour vous offrir du travail. Ici ça se mérite et ça s’obtient en étant sociable. Brisez les murs qui vous entourent !

8- Le syndrome du “Moi avant j’étais…” : je vais être sincère, il nous touche tous. Peut-être moins présent chez les plus jeunes et pour certaines professions, ce syndrome est un mal profond. Faites le deuil de ce que vous étiez avant. Votre arrivée au Canada est une renaissance, et une naissance… c’est dur et ça se fait dans la douleur ! Que vous soyez médecin, entrepreneur ou PDG, ici tout le monde est logé à la même enseigne en arrivant. Votre égo est votre plus grand ennemi. Je me suis battu contre le mien pendant plus d’une année. Il y a eu beaucoup de bas, mais j’ai vite compris qu’ici tout le monde avait le même statut social. On ne vous juge pas au job que vous faites ou à la voiture que vous conduisez. Au final tout le monde sort dans les mêmes endroits et tout le monde se mélange. Si vous n’arrivez pas à surmonter cette difficile épreuve votre projet est voué à l’échec. Gardez vos valeurs, votre enthousiasme et vos compétences, mais enterrez votre égo, du moins pour quelques mois seulement.

9- Le communautarisme : ce n’est pas une mauvaise chose. Nous mettons d’ailleurs toujours en contact des personnes avec leur communauté. C’est un choix facile mais ô combien rassurant pour un nouvel arrivant. Mais à un moment il faut savoir diversifier ses contacts pour en tirer plusieurs bénéfices : pratique de la langue anglaise, construction d’un réseau… ça ne peut être que positif pour vous. Élargissez vos horizons et sortez de votre zone de confort. Vous n’avez pas quitté un pays pour vous retrouver dans sa miniature.

10- Les liens persistants avec son passé : la famille, les collègues, les amis, les voisins… certains vivent dans la nostalgie de leur vie passée et n’en sortent jamais. Soyez intelligents, gardez les bons contacts aux bonnes doses. Passer des heures sur Viber vous gardera éloignés de la vie réelle et de votre projet d’intégration. Vos parents et proches sont des incontournables, mais sachez gérer le dosage car comme toute bonne chose, l’excès mène à l’overdose. J’ai vu plein de personnes garder un pied de chaque côté. Elles sont vite fatiguées et n’arrivent jamais à être à 100% concentrées sur leur nouvelle vie. Rappelez-vous que vous avez fait un choix et qu’il y a des sacrifices à faire. Votre bien-être passe avant tout. Personne ne pourra vous aider à distance et vice-versa. Vivez votre nouvelle vie pleinement, vous aurez tout le temps de papoter apres quelques mois.

Bon courage à tous



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Une personne à répondu à “Le top 10 des erreurs du nouvel arrivant (au Manitoba ou ailleurs)”

  1. Epiphanie

    Wahou. Merci pour ces précieux conseils. J’en ferai bon usage